Essai de pommes de terre sur gazon

Une couche de compost déposée à même le sol sur laquelle on vient déposer les pommes de terre que l’on recouvre par la suite d’une épaisseur de paillage d’au moins 10 cm.

J’ai parcouru un certain nombre d’articles au sujet de la culture de pommes de terre sur gazon ventant sa facilité de mise en place et de récole ainsi que sa productivité (notamment ici). Je connais également l’action décompactante des plants de pomme de terre sur le sol. Il faut savoir qu’ici, une grande partie du sol est compactée pour ne pas dire la majorité… Sol peu profond, lessivé, tassé et plein de pierre… Plutôt que de nous casser le dos, nous avons donc décidé donc de tester cette fameuse façon de cultiver la pomme de terre… La preuve en image… Les pommes de terre ont été « plantées » aux alentours du 15 mai la photo que vous voyez ici à gauche a été prise le 27 mais soit environ 10 jours plus tard. On peut y voir les premières pousses sortir de la paille ainsi que des champignons (Coprin-pie ou Coprin noir et blanc. Méfiez-vous contrairement au Coprin chevelu que nous connaissons mieux celui-ci n’est pas comestible.)

Photo de la même parcelle 4 jours plus tard.

Dans les premiers temps la technique a plutôt très bien fonctionné comme vous le constaterez sur cette photo datée du 31 mai. La croissance a été fulgurante. Il faut dire que le temps a été orageux et donc assez humide et chaud pour booster le développement et la croissance des germes de pomme de terre. Le terrain est en pente. L’orientation choisie pour les « buttes » permet de capter l’eau (notamment grâce à l’utilisation du paillage) sans la laisser pour autant stagner. Elles sont également disposées en quinconce pour que chaque butte conduise l’eau qui en ruissèlerait vers la butte suivante. Je pense important de préciser que sur cette endroit du terrain le sol est très particulier. Il doit s’agir d’un ancien terrassement , sorte de « place de parking » laissée à l’abandon…

Aperçu du sol choisit pour effectuer une partie de cet essai de pommes de terre.

Ici, on voit nettement sur la photo une couche de sable d’1 à 2 cm sur laquelle la nature a repris ses droits… En dessous on retrouve une terre assez noire pleine de cailloux plus ou moins gros… Un enfer à creuser… Le problème c’est que cet endroit est un des seuls ensoleillés du jardin et, têtue comme je suis et bien qu’il soit en pente, j’aimerai y aménager un petit espace potager supplémentaire… J’espère donc que la culture de ces pommes de terre m’aidera dans cette tâche mais je n’attendais pas, en l’état, une récolte miraculeuse…

Au cours de l’été, le temps orageux a continué de plus belle et le mildiou a fini par entrer en scène pour la deuxième année consécutive. J’ai donc décidé de tester une petite recette trouvée à base de bicarbonate de soude ici en plus d’une coupe systématique des parties atteintes sur les plants. Cette méthode à certes retardé le processus mais les pluies à répétitions ajoutées à la chaleur ont fini par avoir raison des plants dès qu’ils ont été en fleur.
Côté récolte, nous avons donc dû nous contenter d’une récolte moyenne de pommes de terre nouvelles. En détail nous avons fait environ 8kg de pommes de terre sur cette parcelle de plus ou moins 15 m² (soit +/- 0,5 kg/m²) et 15 kg sur une parcelle d’environ 27m² (soit +/- 0,55 kg/m²) située sur l’ancien potager où la terre a déjà été travaillée par le passé. Nous avions également planté 15 m² de pommes de terre de façon traditionnelle (en pleine terre avec buttage) sous couverture de feuilles mortes. Cette parcelle étant plus ombragée, les plants ont mis beaucoup plus de temps à monter alors qu’ils avaient été mis en place bien avant les autres parcelles. Ils ont eux aussi également développé le mildiou mais on tenu le coups beaucoup plus longtemps que les pieds des parcelles plus ensoleillées cultivées sous fumier. J’ai appris par la suite que le fumier frais encourageait l’installation du mildiou… Je n’ai pas encore de retour sur la quantité produite sur cette parcelle car nous n’avons pas encore fini de déguster nos pommes de terre nouvelles et nous avons donc décidé de laisser les autres en terre pour le moment. D’ailleurs au sujet de la conservation des aliments, nous avons installé un bac de sciure provenant de la scierie de Plémet à la cave et nous y stockons, entre autre, les pommes de terre et cela fonctionne plutôt bien jusqu’à présent. Finalement pour ce qui est de la préparation de la terre pour la saison prochaine, le résultat est lui aussi mitigé… La majorité des plantes sauvages a bien été étouffée mais la terre ne semble pas moins compacte qu’avant. Les racines n’ont surement pas eu le temps de s’enraciner en profondeur, le mildiou ayant ralentit/stoppé leur croissance. Je retiendrai toutefois moi aussi le côté pratique de la mise en place et de la récolte et pense réitérer l’expérience avec, cette fois, du fumier composté.

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