Biquettes!

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Néné (roux à oreilles « boules de neige », Daddy (au premier plan) et Daddou (caché derrière Daddy) le jour de leur arrivée

Depuis le temps que nous cherchions de la compagnie pour Stach, nous avons enfin trouvé notre bonheur tout près de chez nous. Un élevage de Plessala fermant boutique, nous avons eu l’occasion d’acheter des chevrettes anglo-nubiennes à un prix très abordable. Après quelques recherches, nous nous sommes aperçus que c’est une espèce assez recherchée par les éleveurs et les collectionneurs (devrait-on plutôt dire passionnés) en France comme à l’étranger. Son élégance ainsi que son nez concave et son pelage atypique en font de vraies bêtes de concours. Elle peut produire des quantités impressionnantes de lait (si on suit quelques règles de base) dont la particularité est d’avoir un taux butyreux très élevé (atteignant 90g) qui permet d’augmenter considérablement la production de fromage, même lorsque l’on en mélange une toute petite quantité à du lait de chèvre lambda. En France, sa souche n’a pas été bien préservée mais nous avons de la chance. Les reproducteurs/trices de l’élevage d’où viennent les chèvres que l’on nous propose ont été importées d’Allemagne (pays où les anglo-nubiennes ont été convenablement sélectionnées afin d’atteindre de bons rendements laitiers).

Oui mais voilà… Avoir une telle occasion sous le nez et ne pas prendre de bouc avec… D’un autre côté le Stach que nous aimons beaucoup et qui nous rend bien des services… Gros dilemme… Les informations que nous trouvons au sujet des anglo-nubiennes nous indique que se sont des chèvres calmes, dociles et familières qui s’adaptent très bien en petit troupeau. Plusieurs mâles peuvent même cohabiter une fois adulte à condition qu’ils aient grandi ensemble. Ne sachant trop que faire et un peu pressés par le vendeur qui avait déjà d’autres acheteurs sur la liste d’attente, nous nous rendions à l’élevage pour y prendre deux femelles et un mâle… Si les choses se passaient mal nous pourrions toujours le revendre une fois adulte…

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Près d’un mois après leur arrivée, les biquettes digèrent tranquillement (pour ne pas dire ruminent) en profitant du soleil.

Nous voilà donc de retour à la maison après avoir choisit nos nouveaux locataires alors âgés d’à peine un mois. Dans l’euphorie, nous n’avions pas remarquer l’énorme erreur commise par le vendeur mais nous n’allions pas tarder à nous en rendre compte… Au bout de quelques jours d’observation, je remarquais que nos nouveaux amis urinaient tous de la même façon… Bien droit sur leurs pattes… Et cela me rappelait soudain quelqu’un… Le Stach… Je vérifiais donc (chose que je n’avais pas faite avant car je faisais confiance à l’éleveur et les petits étaient encore bien craintifs à notre égard)… Malheur!! Nous avions hérité de trois boucs… Ce genre de chose ne nous arrive qu’à nous je vous rassure… Ou pas… Toujours est-il que je rappelais l’élevage pour leur faire part du problème. Ils nous invitaient à venir échanger les chevreaux quelques jours plus tard. Mais trois jours avaient déjà passé et les enfants et moi (oui j’avoue…) nous étions déjà très attachés à ces petites bêtes que nous nourrissions au biberon. Ils avaient même déjà des noms: Daddy, Daddou et Néné (sortis des recoins mystérieux du cerveau de Rony). Les quelques jours qui précédèrent l’échange furent donc l’occasion de nombreuses réflexions.

J’ai finalement décidé de garder les trois chevreaux. Je garderai à terme celui qui me paraîtra le « meilleur » et vendrai les deux autres. En ce qui concerne les chevrettes, je décidais finalement d’en prendre six. Pour ce qui est de l’espace, le pâturage tournant me permettra d’avoir des surfaces de qualité à leur proposer en permanence tout en atténuant le risque de parasitisme et en économisant l’espace (je reviendrai sur ce concept de pâturage tournant à l’occasion d’un prochain article).

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Impossible de prendre une photo en distribuant le lait… Mais il n’y a qu’à voir la façon dont elles se ruent vers nous en bêlant pour comprendre la bataille qui nous attend…

Pour le moment, nous les gardons séparés de Stach car ils sont vraiment minuscules comparés à lui… Nous leur donnons du lait trois fois par jour dans des seaux que nous avons percés et équipés de tétines spécialement conçues pour les petits ruminants. Au début c’était facile mais plus il grandissent plus ça devient sport… Bambie (que vous verrez dans le diaporama ci-dessous) préfère d’ailleurs se servir directement dans un seau posé à terre sans tétines… Au moins elle a la paix et n’a pas besoin de se battre avec les autres pour avoir une place… Affaire à suivre…

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